Faut-il réparer ou remplacer ? Le calcul que je fais devant vous
Il m’arrive de conseiller de ne rien réparer. C’est le genre de journée où je ne vends rien, et c’est correct.
Un client m’apporte un portable de 2018 avec un écran fendu et une charnière brisée. Le devis honnête est de 340 $. La machine en vaut 250 sur le marché de l’occasion. Voici comment je tranche.
Les trois nombres
- Le coût de la réparation, pièces et main-d’œuvre comprises.
- La valeur de remplacement d’une machine équivalente, pas d’une machine neuve haut de gamme.
- Les années de service qu’il reste raisonnablement à l’appareil.
Si la réparation dépasse la moitié de la valeur de remplacement ET qu’il reste moins de deux ans de service, je conseille de remplacer. Sinon, on répare — une machine réparée qui roule trois ans de plus est toujours plus économique et moins polluante qu’une neuve.
Les exceptions qui font mentir le calcul
Un logiciel spécialisé qui ne tourne que sur cette machine, un pilote d’imprimante industrielle abandonné, des données que personne n’a pensé à migrer : ces contraintes-là valent parfois plus cher que le matériel, et elles changent la réponse.
Dans le cas du portable de 2018, on a remplacé la charnière seule, laissé l’écran fendu tel quel, et il sert encore. La réparation a coûté 95 $. C’est ça, le calcul.