Sauvegarder, c’est trois copies. Pas une.
La règle tient en trois chiffres et elle a plus de trente ans. Elle n’a jamais été prise en défaut à l’atelier.
Presque tout le monde a « une sauvegarde ». Un disque externe dans un tiroir, un dossier sur OneDrive, une clé USB avec les photos du chalet. Ce sont des copies, pas des sauvegardes, et la différence se voit le jour où ça brûle.
La règle 3-2-1
- Trois copies de ce qui compte, l’original inclus.
- Deux supports différents — le disque interne et un disque externe, par exemple.
- Une copie ailleurs, physiquement hors de la maison.
Le « un » est celui que tout le monde saute, et c’est le seul qui protège du feu, du dégât d’eau et du vol. Un service infonuagique fait très bien l’affaire ; un disque chez un proche aussi, si vous pensez à l’apporter.
Le piège du disque toujours branché
Un disque externe branché en permanence est vu par Windows comme n’importe quel autre disque — donc par le rançongiciel aussi. Si la sauvegarde doit être automatique, elle doit être versionnée : garder l’état d’hier, d’avant-hier et de la semaine dernière, pas seulement le dernier.
Une sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée n’est pas une sauvegarde : c’est une hypothèse.
Le test que je fais devant le client
Je prends un fichier au hasard dans la sauvegarde et je le restaure ailleurs. S’il s’ouvre, la sauvegarde existe. Sinon, elle n’existait pas, et il valait mieux le découvrir ce jour-là.